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Liste des numeros de la nouvelle série,
numéro 35 (28 janvier 2004)...
Le Courrier des Incrédules
Conseils de révision
Actualités de février 2004
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Truth is called hate by those who hate the truth.
Ceux qui haïssent la vérité l'appellent haine
COMME D'HABITUDE, JUPPÉ NE COMPREND RIEN À RIEN
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Alain Juppé s'inquiète de "la montée du négationnisme et du révisionnisme" à l'école
- 25 janvier
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- Paris (AP) - Le président de l'UMP Alain Juppé a dénoncé dimanche "une montée du négationnisme et du révisionnisme" à l'école portée par "une propagande politique". "Il y a quelque chose qui m'inquiète beaucoup plus à l'école (que le voile NDLR), c'est la montée du négationnisme et du révisionnisme", a souligné Alain Juppé lors du forum de Radio-J. "Aujourd'hui dans certaines classes, le professeur d'histoire ne peut pas parler de la Shoah sans que tel ou tel élève lève la main pour dire 'ce n'est pas vrai, ça n'a jamais existé'".
- Pour le député-maire de Bordeaux, "c'est bien la preuve qu'il y a derrière une propagande politique, qui met en cause des principes républicains fondamentaux (que sont) le refus du racisme, de la xénophobie et de l'antisémitisme".
- Cette résurgence de l'antisémitisme "est tout à fait claire", a estimé l'ancien Premier ministre. "Tous les chiffres sont là: on assiste aujourd'hui à une nouvelle forme d'antisémitisme qui n'est pas celui auquel nous avons été habitués dans le passé mais qui puise ses racines, il faut le dire sans langue de bois, dans la situation du Proche-Orient".
- Face aux craintes des juifs en France, Alain Juppé a rappelé que "tous les niveaux de l'Etat en France (...) ont été d'une totale clarté". "Nous refusons toute espèce de dérive en ce sens. Nous sommes prêts à réagir avec la plus grande fermeté", a-t-il dit. "Leur présence, leur appartenance à la communauté nationale n'est en aucune manière en cause, nous ferons tout pour la réaffirmer". [...] AP
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Maintenant, nous allons expliquer à Juppé ce qui est si clair et qu'il ne peut pas comprendre. Prenons l'exemple d'aujourd'hui, 27 janvier. Dans une petite ville quelque part en Europe. On a rassemblé les jeunes scolarisés dans le théâtre de la ville. Un millier peut-être. C'est la Journée. On leur assène donc plusieurs causeries. Faites par des profs plus ou moins volontaires. On leur parle d'une époque pré-historique, avec des monstres inhumains, des sortes d'aliens, les nazis. Et puis on leur parle de la souffrance des juifs. Qui sont ces juifs qui souffrent ? Ce sont les mêmes qu'on voit harnachés en guerre en train de terroriser et de massacrer des Arabes. Cette histoire est complètement incompréhensible. Ceux qui sont du côté des Arabes savent que les juifs mentent. Ceux qui sont du côté des juifs savent qu'il est bon de massacrer des Arabes. Ni les uns ni les autres ne sont en mesure de voir les juifs comme des victimes. Ceux qui ne sont ni du côté des Arabes ni du côté des juifs, et qui sont certainement la majorité, s'en foutent éperdument. Ils ne comprennent pas du tout pourquoi on vient leur casser les pieds avec des histoires de juifs. Mais qui sont ces juifs dont on nous rebat les oreilles ? Ils se demandent. Des juifs, ils n'en connaissent pour ainsi dire pas. Ils vont peut-être chercher sur Internet. C'est une sorte de réflexe, maintenant. C'est là que toute cette histoire tourne en eau de boudin. Ils voient tout de suite qu'il y a propagande, baratin. Et s'ils cherchent un peu, ils viennent voir ce que disent les révisionnistes, et qui tient drôlement debout.
Un sondage britannique révèle qu'environ 20% des jeunes qui quittent l'école pensent que cette affaire d'"Holocauste" est exagérée. (The Guardian, 23 janvier 2004: "One in seven Britons says Holocaust is exaggerated"). Faites un sondage en France, M. Juppé, vous trouverez des pourcentages identiques ou plus élevés.
Alors, M. Juppé, il ne faut pas s'étonner. C'est vous, c'est tout cet arsenal qui nous bassine tous les jours qui engendre la lassitude, l'ennui, la révolte. Vous en faites trop, beaucoup trop, pour des histoires qui sont passées depuis longtemps. On ne vous voit pas faire tout ce caravansérail pour le génocide au Cambodge ou au Rwanda! Ceux-là, vous vous en fichez éperdument. C'est votre insistance obtuse qui provoque les soupçons, les recherches, les mécontentements. C'est vous qui nous nourrissez, nous aidez à croître et embellir, vous qui nous fournissez un public chaque jour plus large, vous qui nous obligez à fournir à la demande, à répondre aux questions que vous n'osez pas poser, c'est vous le coupable de cette vague d'antisémitisme qui n'est jamais que le revers de la vague de philosémitisme niais que vous imposez à tous à coup de martel en tête.
Inquiétant sondage
Un sondage sur l’antisémitisme en Europe, réalisé par l’organisme italien Ipso et publié hier par le quotidien Corriere della Sera indique que 46% des personnes interrogées en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Espagne, en France, en Grande-Bretagne, en Italie, au Luxembourg et aux Pays-Bas, estiment que leurs concitoyens juifs "sont différents". Au nombre des vieilles lunes, 40,5% des sondés pensent que les juifs "ont un rapport particulier à l’argent" et 35,7% déclarent que les juifs "devraient arrêter de jouer les victimes de l’Holocauste". Libération du 27 janvier 2004.
CENSURE BANALE
Un lecteur, qui fait des recherches dans une bibliothèque, communique:
- "Le moteur qui bloque l'accès à l'aaargh depuis telle bibliothèque municipale -- du nom de François Mitterand -- est Websense Entreprise. Cela indique "bloqué par Websense": "L'accès à cette page web est interdit pour le moment. Raison : la catégorie "racisme, haine de Websense est filtrée"
- Websense est une compagnie américaine :
- Websense was founded in 1994 as a value-added reseller of firewalls and other Internet solutions. In 1996, the company launched its first product as a software developer - the Websense Internet Screening System. In two years, Websense won numerous awards from high-tech publications, transformed itself into a multimillion-dollar corporation and built the largest worldwide reseller channel in the industry. In March 2003, the company released Websense Enterprise v5, the most comprehensive and flexible employee Internet management application on the market today, running on the broadest range of integrations.
- Ils ont mérité une "Matraque d'Or" aux derniers Césars de la Bigoterie. Websense Inc. World Headquarters 10240 Sorrento Valley Rd San Diego, California 92121 USA. Filiale française: Websense, France Office, 54/56 Avenue Hoche, 75008 Paris, France, Tel: +33 (0)1 56 60 58 14, Fax: +33 (0)1 56 60 56 00
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LES GRANDES PANURGIES LYONNAISES (suite)
- Lyon, 13 jan (AFP) - La cour administrative d'appel de Lyon a confirmé mardi la validité des diplômes de l'universitaire révisionniste Jean Plantin, en rejetant les appels formulés par les universités Lyon 2 et Lyon 3.
- "L'administration ne peut retirer une décision individuelle explicite créatrice de droit (NDLR: comme l'attribution d'un diplôme), si elle est légale, que dans un délai de quatre mois suivant la prise de cette décision", a expliqué la cour, qui n'avait pas été saisie du contenu des travaux ayant permis ces diplômes. Suivant les recommandations du commissaire du gouvernement, la cour a confirmé la décision prise en juin 2003 en première instance, qui avait annulé, à la demande de Jean Plantin, les décisions des deux universités d'annuler ses diplômes de maîtrise d'histoire et d'études approfondies (DEA).
- Après la condamnation pénale de Jean Plantin pour révisionnisme, l'université Lyon 2 avait annulé en juin 2000 son DEA sur la "Recherche sur le phénomène épidémique (typhus) dans les camps de concentration allemands", au motif que seuls deux des trois membres du jury participaient à la soutenance du DEA en 1990. En juillet 2001, le jury de Lyon 3, qui avait accordé dix ans plus tôt à Jean Plantin une maîtrise pour des travaux portant sur le révisionniste Paul Rassinier, était revenu sur sa décision, infligeant à l'universitaire la mention "inacceptable".
- Sur le plan pénal, Jean Plantin a été condamné le 25 juin 2003 en appel à six mois de prison ferme pour avoir poursuivi son activité d'éditeur malgré une interdiction et deux condamnations pour "contestation de crime contre l'humanité" en 1999. La peine est suspensive durant l'examen du pourvoi en cassation qu'il a alors formulé.
- 3 QUESTIONS A... Didier Daeninckx
- "Une véritable régression de la justice"
- NOUVELOBS.COM | 13.01.04 | 17:12
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- Didier Daeninckx est écrivain. [ou écrit vain ? ] Il est un des animateurs du cercle Marc Bloch, association de lutte contre le négationnisme.
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- La confirmation par la cour administrative d'appel de Lyon de la validité des diplômes de l'universitaire négationniste Jean Plantin ne risque-t-elle pas d'apporter une certaine légitimité à ses idées ?
- -- Les gens de la cour administrative sont la tête dans le guidon. [On sent tout de suite l'écrivain.] Ils regardent uniquement la question de la légalité et ne se préoccupent pas de la base, négationniste, des diplômes. Mais il faut bien se rendre compte que la maîtrise soutenue par Jean Plantin nie l'extermination des juifs et affirme par exemple qu'ils sont allés se planquer aux Etats-Unis. [Il invente cette imbécillité parce qu'il n'a pas lu le texte de la maîtrise... que nous avons, bien sûr. ] C'est carrément du Robert Faurisson [professeur à Lyon, auteur notamment de ces phrases : "Cette prétendue tentative de génocide et ces prétendues chambres à gaz ne sont qu'une seule et même invention de propagande de guerre. Le nombre de Juifs exterminés par Hitler (ou victimes du génocide) s'élève heureusement à... zéro", ndlr] puissance 10!
- Pour la justice, il aurait fallu qu'on demande l'annulation de ces diplômes trois mois après leur attribution. Mais on a su que Jean Plantin les possédait seulement dix ans après!
- Au delà de la question du négationnisme, il faut aussi savoir que ses diplômes, Jean Plantin les a obtenus de façon frauduleuse. Par exemple pour son DEA: Jean Plantin l'a soutenu alors qu'un membre du jury était absent.
- Donc la justice a accepté de valider du mensonge, de la fiction. C'est d'une gravité exceptionnelle.
- Pourtant, en juillet 1986, le ministre de l'éducation nationale, Alain Devaquet, avait annulé la thèse d'Henri Roques [secrétaire général d'un groupe néo-nazi qui s'est constitué dans les années cinquante, ndlr] hors délai [il l'avait soutenue en juin 1985, ndlr] pour "faux en écriture publique" car une signature avait été contrefaite [la décision ministérielle a depuis été validée par le Conseil d'Etat en 1992, ndlr]. On pensait que ce cas allait faire jurisprudence. Et bien non, on est face à une véritable régression de la justice.
- Mais justement, la justice ne paraît pas très efficace dans la lutte contre la diffusion concrète des idées négationnistes… [Lui non plus n'est pas très efficace, on pourrait même dire que son personnage répulsif favorise la diffusion des idées révisionnistes... Montrez-le à la télé, nous enregistrons mille adhésions ! ]
- - En fait la loi prévoit, les condamnations existent, mais c'est l'application qui fait défaut. Jean Plantin a déjà été condamné très lourdement à de la prison ferme notamment pour l'édition de textes nazis et négationnistes. Les assocations [parapolicières] font leur travail pour faire avancer les choses. Mais il y a une nette carence dans l'application des décisions de justice.
- Comment expliquer l'existence d'un "vivier" négationniste à Lyon ?
- - Lyon n'est pas victime d'une malédiction, c'est historique, voilà tout! Cela date de la scission de l'université lyonnaise en 1972. Une partie de l'enseignement a pratiquement été offerte à l'extrême droite.
- Les professeurs qui partageaient ces idées se savaient en terre conquise. Quelques années après, en 1979, on y trouve Robert Faurisson qui donne des cours sur la fausseté du Journal d'Anne Franck. Il y a eu faiblesse de l'Etat et l'extrême droite en a profité.
- Propos recueillis par Laure Gnagbé (le mardi 13 janvier 2004)
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- 3 QUESTIONS A... Valérie Igounet
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- "C'est la loi, pas autre chose"
- NOUVELOBS.COM | 13.01.04 | 16:50
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- Valérie Igounet est historienne, auteur de Histoire du négationnisme en France"(éditions du Seuil, 2000).
- Elle sera le 26 janvier l'invitée des forums de nouvelobs.com.
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- La confirmation par la cour administrative d'appel de Lyon de la validité des diplômes de l'universitaire négationniste Jean Plantin ne risque-t-elle pas d'apporter une certaine légitimité à ses idées ?
- - Non, on ne peut pas dire cela. C'est juste une question de légalité. La cour a tranché sur le plan juridique. En France, la justice ne peut retirer un diplôme que dans un certain délai. C'est la loi, pas autre chose. Cela n'a rien à voir avec un cautionnement des écrits.
- Mais justement, la loi ne paraît pas très efficace dans la lutte contre la diffusion concrète (livres…) d'idées négationnistes…
- - Le fait est que cette diffusion se fait la plupart du temps de façon cachée. Les idées sont développées dans des revues distribuées sous le manteau ou par le net. Il existe bien quelques librairies spécialisées qui servent de relais mais là encore, il faut ouvrir les tiroirs pour trouver les ouvrages négationnistes. Dans les librairies à grande diffusion ou celle dites "normales", il est impossible de les trouver. C'est là que la loi est efficace. Le négationnisme se nourrit de l'illégalité, il en vit.
- Pour la revue révisionniste Akribeia il a fallu des plaintes d'associations pour que la loi Gayssot [elle sanctionne l’expression publique des discours négationnistes, à savoir la négation de l’ampleur ou de la réalité du génocide juif perpétré par les Nazis pendant la 2ème Guerre Mondiale, ndlr] puisse être appliquée. Le problème c'est que la justice prononce des coups d'arrêts momentanés, c'est en cela que la loi n'est pas très efficace et est fustigée.
- Comment expliquer l'existence d'un "vivier" négationniste à Lyon ?
- - On parle de Lyon mais ce n'est pas la seule ville où se développent des thèses négationnistes. Ce qu'il y a, c'est que depuis sa naissance, le négationnisme vit grâce aux réseaux. Jean Plantin étudiait à Lyon, ce n'est pas de sa faute si l'on peut s'exprimer ainsi, mais une chose est sûre, il savait qu'il pouvait y trouver des personnes pour cautionner ses idées. Henri Roques par exemple [secrétaire général d'un groupe néo-nazi qui s'est constitué dans les années cinquante, ndlr] a migré à Nantes pour développer ses thèses alors qu'il étudiait initialement à Paris. La ville de Lyon n'est pas plus productrice de négationnistes qu'une autre mais elle attire une certaine clientèle qui partage ces idées.
- Maintenant, quand on voit les sujets de recherches de Jean Plantin -une maîtrise sur "Les épidémies de typhus exanthématique dans les camps de concentration nazis", un thème récurrent pour les négationnistes qui affirment que les morts des camps d'extermination ont été le fait de maladies-, il y a de quoi se poser des questions.
- De façon générale, les idées d'extrême droite ont repris de la vigueur ces derniers temps, le négationnisme aussi.
- Propos recueillis par Laure Gnagbé (le mardi 13 janvier 2004)
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ON BRADE TOUT
- Dernières soldes négationnistes à Lyon
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- Jacques Marlaud
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- La concurrence est acharnée entre les grands hebdomadaires français d'information. En perte de vitesse face à l'audiovisuel et à cette extraordinaire source d'informations ciblées et précises qu'est l'Internet, il ne leur reste plus que le tape à l'œil de la couverture-révélation, la couverture-scandale, ou le mélange des deux pour attirer l'attention du chaland dans les gares ou chez le marchand de journaux.
- Comme cette grande presse fourre-tout a trop l'accent parisien pour les provinciaux, on a vu fleurir le supplément local à thème, du genre "L'immobilier à Lyon", "Toulouse entre pègre et politique", "Nice et la Franc-Maçonnerie", "les nuits chaudes de Marseille". La couverture locale se vend bien, surtout lorsqu'elle racole en promettant de révéler les dessous de certaines affaires. Mais le lecteur est souvent déçu: en fait de révélations, il ne découvre que le ressassement infini de vieilles rumeurs et calomnies colportées par des associations de sycophantes à la recherche de subventions, mettant judicieusement à profit les périodes électorales pour attirer l'attention sur leurs "combats".
- "Pute et soumise", pourrait être une description à peine exagérée de cette presse sans cesse en manque de petites guerres franco-françaises, qui se laisse aller à l'info-sensation partisane au mépris d'une déontologie professionnelle qu'elle clame haut et fort à chaque occasion et de la morale qu'elle sert allégrement aux autres sans se l'appliquer à elle-même. Récemment, de violentes critiques ont frappé ces boutiques sectaires qui se font passer pour des relais de vérité à commencer par le Saint des Saints, le must des enseignants ayant du temps à tuer dans les trains de banlieue, j'ai nommé Le Monde. Ces volées de bois vert venaient d'honnêtes hommes déçus, souvent issus du sérail, donc bien informés, tels que Pierre Péan et Philippe Cohen, Daniel Carton, François Ruffin, Bernard Poulet, Daniel Schneidermann, Elisabeth Lévy, Sophie Coignard et Gilbert Comte. Leurs livres accablants se vendent bien. Ils sont encore sur les étals des libraires, parfois même réédités en livres de poche. On se mettrait le doigt dans l'œil, toutefois, en pensant que ces attaques auront une grande influence sur nos journaleux de pacotilles et leurs patrons par le scandale alléchés. Le dernier exemple en date de l'éternel retour de ce journalisme fouille-poubelle nous est fourni par le Nouvel Obervateur (22-28 janvier 2004) qui fait couverture avec son supplément régional consacré à "Lyon, l'histoire secrète du négationnisme" (on cherchera en vain le secret!). Comme d'habitude, le dossier est vide, mais il s'agit d'un vide multicolore plaqué sur la photo du bâtiment central de l'Université de Lyon III, institution bouc-émissaire s'il en est, depuis que les ridicules "affaires" Notin et Plantin l'ont propulsée sur le devant de la scène au moment où nos élites politico-médiatiques faisaient une crise de paranoïa à propos de la dérangeante et persistante progression du Front National dans les urnes. Bien entendu, Lyon II, cajolée par la gauche lyonnaise, pourtant impliquée par les affaires Plantin et Faurisson n'apparaît pas dans l'iconographie: la photo de 2e page, montre un autre bâtiment de Lyon III pour enfoncer le clou. Un compte rapide laisse apparaître vingt fois l'appellation "Lyon III" contre quatre mentions de "Lyon II".
- Le niveau de l'enquête nous est fourni par cette révélation: "Lyon III, enfilade de bâtiments sur les quais de Saône, une université qui n'a pas livré tous ses secrets." Ce secret-là, en tout cas, était bien gardé, un peu comme si les Parisiens apprenaient soudainement que le Pont neuf enjambe le Canal Saint-Martin, car c'est au bord du Rhône qu'est sise, depuis plus de trente ans notre vénérable institution. Erreur du même genre, quoique de moindre conséquence, que celles qu'on a pu lire (et parfois dû corriger) dans les articles de Bernard Fromentin lorsqu'il chroniquait à Lyon Libération, dans les entretiens de Pierre-Jérôme Biscarat, ex-animateur de la furieuse petite association de délateurs en herbe, Hippocampe, ou dans le livre bâclé et médiocre de Valérie Igounet (Histoire du négationnisme en France).
- Les seules révélations intéressantes de ce dossier d'une douzaine de pages, et plutôt réjouissantes de notre point de vue, sont que le pétard mouillé de la lutte contre le négationnisme, malgré toutes les tentatives pour raviver la flamme, est vraiment en train de s'éteindre. Le clan des délateurs s'est divisé en deux. D'un côté, s'alignent les jusqu'aux-boutistes furieux : la bande à Didier Daeninckx (hurluberlu qui voit des nazis partout, jusque dans le métro), Philippe Videlier (universitaire déçu ayant très mal digéré les raisins verts d'un poste qu'il n'a pu obtenir à l'IEP de Lyon), Malek Boutih (ex-préposé de la gauche caviar à SOS-Racisme) et l'ineffable Christian Terras qui, dans sa revue, Golias, ne sait plus où donner de la tête pour écœurer une hiérarchie catholique faisant avec lui assaut de progressisme et de repentance. De l'autre côté, nous avons les "arroseurs arrosés" qui ont été les premiers à dénoncer les collègues égarés sur le terrain miné du révisionnisme au sujet de la Seconde Guerre mondiale, et qui ont eux-mêmes été accusés de laisser passer des recherches interdites, ou de défendre les enseignants accusés de vigilance défaillante. Régis Ladous, Pierre-Jérôme Biscarat et Pierre-André Taguieff sont ainsi tombés dans la nasse qui devait se refermer sur leurs adversaires, ayant oublié qu'au jeu de l'indignation sélective et de la délation, on trouve facilement plus extrême que soi. Taguieff, voyant sa légitimité remise en cause, a claqué la porte de la commission Henry Rousso chargée d'une enquête sur Lyon III. Cette commission, décriée de toutes parts, est sur le point de publier son rapport, moment opportun, explique, l'éditorial de Laurent Joffrin, pour que le Nouvel Obs. fasse le point (ou le coup de poing?) sur l'Affaire.
- Dans la même livraison de l'hebdomadaire de la gauche bien-pensante, on lira Pierre Vidal-Naquet avouant un peu tard ? qu'il ne croit pas au bien fondé de la Loi Fabius-Gayssot (1990) réprimant la contestation de certains faits de la Seconde Guerre mondiale tels qu'ils sont admis par la plupart des historiens. Dans un récent entretien entrant dans le cadre de sa mission, Henry Rousso m'a personnellement avoué qu'il ne pensait pas que les tribunaux étaient le meilleur endroit pour traiter les sujets d'histoire contemporaine. Alors que fait cette loi liberticide dans notre démocratie ?
- Ce qu'on peut lire, furtivement, presque en filigrane, c'est que Jean Plantin a gagné son procès en appel devant la Cour administrative de Lyon qui a cassé la décision des Universités Lyon II et Lyon III d'annuler ses diplômes jugés négationnistes. Ce qu'on ne dit pas, c'est que Jean-Paul Allard a fait condamner le quotidien Le Progrès pour diffamation. Ce journal, reprenant les calomnies colportées par les associations étudiantes minoritaires à Lyon III l'avait carrément accusé d'être un "nazi".
- Pour résumer, la chasse aux sorcières nazies sur les campus paraît en nette perte de vitesse. A Lyon III une écrasante majorité des enseignants et des étudiants se disent plutôt gênés mais pas concernés par ces règlements de comptes sordides (comme le montrent, entre autres, de petits reportages réalisés par nos étudiants dans le cadre d'exercices journalistiques). Alors pourquoi tout ce raffut ? Pourquoi lorsque Hippocampe organise une réunion, on y trouve le Primat des Gaules aux côtés du Grand Rabbin de Lyon? Pourquoi l'exposition de cette micro-association intitulée "10 ans de combat" est-elle inaugurée par le Maire de Lyon? Osons une réponse : il s'agit de donner un enterrement de première classe à ce pseudo-combat qui cause en ce moment plus de préjudices à ses partisans (face aux tribunaux et dans l'opinion publique) qu'à leurs adversaires. On murmure que la commission Rousso n'a d'autre choix que d'enterrer un scandale qui n'a que trop duré. Henry Rousso me confiait qu'il ne serait pas étonné de se retrouver à son tour parmi les accusés. La boucle est bouclée. Le serpent se mord la queue.
- Le proverbe veut qu'il n'y ait pas de fumée sans feu. Sauf lorsque les fumigènes deviennent trop voyants.
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- Jacques Marlaud, Maître de conférences en sciences de l'information et de la communication, CRÉM (Cercle de Recherches et d'Études Métapolitiques), Lyon III. 27 janvier 2004.
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ACHARNEMENT CONTRE UN ANTINÉGATIONNISTE
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- A Lyon, des associations s'indignent de l'arrestation d'un étudiant
- accusé de diffamation
- Par Olivier Bertrand
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- jeudi 29 janvier 2004
- Marc Jampy, président d'une association antinégationniste, avait accusé le président de l'université Lyon-III de liens avec l'extrême droite.
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- Lyon de notre correspondant:
- Les négationnistes lyonnais seraient-ils mieux traités que les militants qui les combattent ? Les associations engagées contre l'extrême droite le pensent après l'arrestation, la semaine dernière, d'un étudiant de Lyon-III, mis en cause dans une simple affaire de diffamation.
- Les faits remontent au 10 février 2002. Ce jour-là, Lyon commémore la rafle de la rue Sainte-Catherine (l'arrestation et la déportation de 86 juifs sur ordre de Klaus Barbie). Après les discours officiels, Marc Jampy, alors président d'Hippocampe -- association étudiante qui lutte depuis dix ans contre le négationnisme -- prend la parole. Il rappelle les multiples atteintes à la mémoire, et met en cause le président de Lyon 3, qu'il accuse d'avoir tenté de faire financer par l'université une association extérieure à celle-ci et réunissant des professeurs d'extrême droite. Cela lui vaut une plainte de Gilles Guyot.
- Mais celui-ci choisit d'attaquer l'étudiant devant le doyen des juges d'instruction de Paris. Du coup, Marc Jampy reçoit, en juin 2003, une convocation pour se présenter devant un magistrat parisien. Il répond qu'étant étudiant, il n'a pas de sous pour monter à la capitale. L'étudiant est alors convoqué au tribunal de grande instance de Lyon, en septembre. Toutefois, la feuille qu'il reçoit ne comporte aucun nom de magistrat. Sur les conseils de son avocat, Alain Jakubowicz, [représentant officieux de l'entité sioniste] il ne se déplace pas. Le juge parisien le fait alors de nouveau convoquer, en décembre. Cette fois, le commissariat d'arrondissement mange la commission. Et le juge, excédé, délivre un mandat d'amener. Cela signifie qu'il demande le transfert de force du garçon vers Paris. Il faut l'arrêter, le présenter au parquet de Lyon, puis le placer sous écrou, en attendant le voyage.
- Mardi 20 janvier, des policiers frappent donc au domicile de Marc Jampy. Il a eu le temps d'appeler son avocat pour lui demander de prévenir son association afin qu'elle "alerte la presse". Un policier lui aurait alors lancé, selon Alain Jakubowicz : "Si vous prévenez la presse, c'est le trou direct." Marc Jampy est ensuite embarqué au commissariat, fouillé, mis nu dans une cellule. Puis il rejoint, menottes dans le dos, le palais de justice. Dans la journée, son avocat parvient à contacter le juge et le parquet, pour le faire sortir. Et Marc Jampy s'est présenté libre, jeudi dernier, devant le juge parisien.
- A Lyon, les principales associations de lutte contre l'extrême droite et le négationnisme s'indignent de ce traitement. Le responsable de la Ligue des droits de l'homme remarque qu'aucun négationniste lyonnais n'a jamais porté les menottes.
- Des professeurs de Lyon 3 dénoncent également la méthode employée. Réunis au sein de l'association René-Cassin, vigie depuis 1991 sur les questions liées à l'extrême droite, ils demandent par ailleurs l'arrêt des procédures engagées. Pour Catherine Pivot, leur représentante, "il est temps que l'université retrouve le prestige et les valeurs associés à son nom". Lyon-III s'appelle aussi université Jean-Moulin.
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- Libération, 29 janvier 2004.
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- Autre récit complaisant:
- <http://archquo.nouvelobs.com/cgi/idxlist2?a=art&aaaammjj=200401;&aaaammjj2=20040130&amjg=200401&num=000001538&m1=jampy&m2=&m3=&rubrique=&rubrique_sci=&amj1=&amj2=&host=http://permanent.nouvelobs.com/&debut=20040115>
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SECRET
- L'histoire secrète du révisionnisme
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- par Robert Faurisson
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- Dans une édition régionale, Le Nouvel Observateur vient de publier un dossier de 14 pages intitulé : "Lyon. L'histoire secrète du négationnisme" (22-28 janvier 2004). Présenté par Laurent Joffrin, cette collection d'articles ne nous n'apprend rien, si ce n'est qu'à Lyon les associations antirévisionnistes n'ont plus de révisionnistes à se mettre sous la dent, exception faite de l'héroïque Jean Plantin qui, malgré le récent prononcé d'une peine de six mois de prison ferme, poursuit son combat. Il ne reste donc aux épurateurs lyonnais qu'à s'entre-déchirer et à se traiter mutuellement de "négationnistes". C'est précisément ce qu'ils font avec l'ardeur des oisifs. Ils peuvent craindre que, faute de pouvoir mener des campagnes de haine contre des révisionnistes devenus aujourd'hui inexistants, on ne leur retire les subsides que leur distribuaient jusqu'à présent les autorités locales, municipales, régionales ou ministérielles. De son côté, Valérie Igounet, auteur en 2000 d'une Histoire du négationnisme, signe dans ce dossier un rapport fantaisiste sur sa rencontre avec R. Faurisson. Elle confesse aussi: "Dix années sur le négationnisme, ça laisse des traces. Je ne parle pas de ces cauchemars où je voyais mes proches dans les chambres à gaz". Pierre Vidal-Naquet qui, dans le passé, a multiplié les déclarations du type de: "Je hais Faurisson. Si je pouvais, je le tuerais personnellement", semble maintenant faiblir; dans le présent dossier, il ne préconise plus que le "cassage de gueule". Il déclare: "Comme le dit mon ami [l'universitaire] Paul Veyne, le cas Faurisson relève avant tout du cassage de gueule. S'il était dans cette pièce, c'est ce que je ferais."
- A Lyon-II comme à Lyon-III, tout le monde est rentré dans le rang, à commencer par Bernard Lugan qui, jusque devant les tribunaux, fait assaut de conformisme antirévisionniste. Il a bénéficié d'une flatteuse promotion universitaire. Comme l'écrit le journaliste Michel Deprost (Le Progrès, 21 janvier 2004, p. 6), Lyon-III "veut tourner la page des dérives qui ont marqué son image". Le journaliste ajoute: "Pour Guy Lavorel [le nouveau président], les dérives négationnistes et révisionnistes de quelques groupes d'enseignants, sont surmontées: "Nous attendons le rapport de la commission Henry Rousso à la fin du mois de juin, mais je continue à ne pas comprendre pourquoi Lyon-III est seule visée; Faurisson n'était pas chez nous [mais à Lyon-II]" [...]. Guy Lavorel insiste sur sa vigilance. Il a demandé au conseil d'administration d'être vigilant sur tous les révisionnismes, sur tous les négationnismes".
- A la fin de 2003, Lyon-III a signé un protocole d'accord avec l'Université hébraïque de Jérusalem.
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- Dans la nuit du 12 juin 1999, la bibliothèque inter-universitaire de Lyon-II et Lyon-III avait pris feu. Environ 300.000 ouvrages disparaissaient dans le plus grand incendie de bibliothèque jamais survenu en France depuis 1871. Une rumeur avait circulé selon laquelle cette bibliothèque détenait et cachait des ouvrages ou des thèses révisionnistes. R. Faurisson a révélé comment différentes enquêtes avaient conclu à un incendie de caractère criminel et comment, néanmoins, on avait procédé pour étouffer l'affaire, au grand soulagement sans doute des plus hautes autorités du pays et, notamment, de Jack Lang, ministre de la Culture, et de Claude Allègre, ministre de l'Education, qui, l'un comme l'autre, s'étaient terrés dans le silence et s'étaient abstenus de venir à Lyon pour constater les dégâts. Or, dans un ouvrage tout juste paru, Lucien Polastron confirme, en tous points et avec de nouvelles précisions, les données rassemblées par R. Faurisson (Livres en feu. Histoire de la destruction sans fin des bibliothèques, Denoël, janvier 2004, 431 p.; voy., en particulier, les pages 295, 335, 363, 378).
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- Il est à craindre que l'ordre de la pensée unique ne règne définitivement à Lyon si jamais, par une décision de la cour de cassation, la peine infligée à J. Plantin devenait exécutoire.
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- 23 janvier 2004
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AGITATION DANS LES POUBELLES
- La justice redonne ses diplômes "inacceptables"
- au négationniste Plantin
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- Par Didier Daeninckx avec le Cercle Marc Bloch
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- La cour d'appel du Tribunal administratif de Lyon vient de valider les deux diplômes de l'éditeur de propagande néo-nazie Jean Plantin obtenus pour des travaux négationnistes: une maîtrise consacrée en 1990 au fondateur de cette idéologie, Paul Rassinier, et un DEA ayant pour sujet en 1991 "Les épidémies de typhus exanthématique dans les camps de concentration nazis, 1933-1945". La cour d'appel a pris soin de préciser qu'il n'entrait pas dans ses compétences de juger du contenu des travaux universitaires et qu'elle se bornait à se prononcer sur le respect des formes administratives.
- Rappelons que ces distinctions avaient été accordées pour la maîtrise par le professeur Ladous et pour le DEA par le professeur Lequin tous deux relevés de leurs responsabilités de direction de ce type de diplômes quand le scandale avait été révélé par le Cercle Marc Bloch.
- La maîtrise s'ouvre sur une citation des Annales d'Histoire Révisionniste (une publication interdite!) et ose prétendre que les Juifs européens n'ont pas [été] exterminés par les nazis mais ont fui aux Etats-Unis où les "organisations sionistes" empêcheraient qu'on les compte! Dans la maîtrise de PLANTIN souffle l'antisémitisme le plus aberrant et le plus délirant: "Aux Etats-Unis par exemple, il n'y aurait pas 5,5 millions de juifs mais plus de 8.000.000 voire peut-être 10.000.000. La difficulté de préciser ces données démographiques est accrue du fait que les organisations sionistes internationales s'opposent à tout recensement de la population juive aux Etats-Unis. Au total, le nombre de juifs morts pendant la guerre se situe entre 1 million et 1,5 million au maximum" (p. 76). Plantin va d'ailleurs jusqu'à placer l'éditorial des Annales d'Histoire Révisionniste (sans rapport avec son sujet) en annexe de son mémoire.
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- Le DEA reprend la thèse formulée par le sinistre Darquier de Pellepoix, ancien "commissaire aux Question Juives" qui prétendait qu'à Auschwitz, les nazis n'ont "gazé que des poux", agents de propagation du typhus exanthématique, afin de préserver la santé des déportés.
- S'il est vrai que le Tribunal Administratif n'a pas à juger de ces contenus, il se devait néanmoins de les connaître pour une bonne administration de la Justice.
- Sous la pression de nombreuses associations antiracistes (Cercle Marc Bloch, SOS Racisme, MRAP, UEJF, Ras L'Front, Golias), les deux universités avaient décidé d'annuler ces diplômes infamants en 2000 et 2001. Jean Plantin, soutenu par Faurisson et La Vieille Taupe, cette secte de négateurs, s'était porté en justice, arguant que les délais prévus par la loi étaient dépassés. Les textes prévoient en effet qu'il est nécessaire de réagir dans les quatre mois suivants l'obtention. Mais elle précise que ce délai n'a plus cours dès lors que les diplômes ont été obtenus de manière frauduleuse.
- Or, la maîtrise est juridiquement insoutenable car le mémoire comporte deux conclusions différentes dont l'une a été réécrite après l'obtention du diplôme:
- L'Université Lyon III a effectivement attribué un diplôme de Maîtrise à Monsieur Jean Plantin en 1990 pour un mémoire intitulé: "Paul Rassinier (1906-1967), socialiste, pacifiste et révisionniste" et le mémoire de Maîtrise apparaît incontestablement comme négationniste et constellé de références néonazies.
- Cependant, il apparaît qu'indépendamment de son contenu, le déroulement de la soutenance soit entaché d'irrégularité, puisque le mémoire de Monsieur Plantin comporte deux conclusions distinctes dont l'une, dite "définitive", a été rédigée après l'obtention du diplôme. [Et si on s'intéressait aux conditions dans lesquelles le trouble Dédé a obtenu son certificat d'étude ? N'avait-il pas mencé de dénoncer son instituteur dont les parents avaient fait du marché noir pendant la guerre ? Hein ? ]
- Monsieur Plantin avoue lui-même dans le numéro 5 de sa propre revue que: "ce n'est pas avant mais après la soutenance que le professeur Ladous [le directeur du Mémoire de Maîtrise] a demandé à Jean Plantin de modifier sa conclusion et cela pour des raisons qui n'ont jamais été clairement précisées à ce dernier" (Akribeia n° 5 p.22).
- Cette affirmation est particulièrement grave. Elle consacre le caractère frauduleux du diplôme de Maîtrise dont l'annulation est entièrement justifiée. (Les deux conclusions figurent d'ailleurs, l'une à la suite de l'autre avec l'ensemble du mémoire de maîtrise de Plantin, sur le site Internet antisémite "AAARGH"). [Voir
- <http://aaargh-international/fran/livres/livres.html>]
- Le D.E.A. est lui aussi juridiquement indéfendable: Le mémoire n'a jamais été produit devant l'Université [????] et le procès-verbal d'attribution du diplôme comporte la signature de complaisance d'un professeur qui n'a pas assisté a la soutenance.
- L'Université Lyon 2 a effectivement assuré la remise d'un diplôme de D.E.A. à Monsieur Plantin en 1991 pour un mémoire intitulé: "Les épidémies de typhus exanthématique dans les camps de concentration nazis 1933-1945". Le sujet reprend les thèmes développés par Monsieur Faurisson. Le directeur du mémoire, Monsieur Yves Lequin, affirme l'avoir détruit.
- Ce mémoire cependant n'a jamais été produit devant l'Université ni devant les Tribunaux dès lors qu'il a été contesté: le président du Jury, M. Lequin [dit] l'avoir "détruit" et M. Plantin s'est refusé à le produire. Aucune preuve n'a été apportée de l'existence même de ce mémoire. Le Tribunal Administratif aurait dû en premier lieu s'assurer de son existence.
- Par ailleurs, Monsieur Plantin soutient également dans sa propre revue que: "cette année-là, les étudiants de D.E.A. d'Histoire de Lyon 2 ne passèrent aucun examen ni écrit ni oral, les notes étant probablement attribuées à la tête du client" (Akribeia n° 5 p.16-17).
- Cette affirmation est particulièrement grave et constitue un aveu pour lui-même du caractère frauduleux du diplôme de D.E.A. dont l'annulation est entièrement justifiée
- Selon les dires mêmes du principal intéressé qui se pourvoie en justice, M. Plantin, il n'y aurait pas eu d'examen écrit ou oral. Le diplôme, lui, a pourtant bel et bien été décerné. En tout état de cause, il est avéré que ce diplôme a été obtenu dans des conditions irrégulières: l'absence d'au moins un des membres du jury a été établie. Ces conditions rappellent très exactement le précédent de la "Thèse Roques", annulée par le Ministre de l'Education Nationale en juillet 1986 bien après le délai de 4 mois puisqu'elle avait été soutenue en juin 1985.
- Le procès-verbal de "Diplôme d'Etudes Approfondies" établi le 9 juillet 1991 comporte la signature du professeur Gilbert Garrier qui, interrogé par la presse en avril 1999, a reconnu n'avoir ni lu le mémoire, ni assisté à la soutenance: "Quant au mémoire, je n'ai pas de commentaire à faire, je ne l'ai pas lu. J'étais absent de Lyon". A la question: "Mais vous avez signé le diplôme", il répond: "Uniquement pour des raisons administratives. Il fallait trois signatures, j'ai fait confiance à Yves Lequin [le directeur du Mémoire de DEA]" (L'Humanité, mercredi 21 avril 1999). Ces faits [mais sont-ils avérés ? Ce type essaie peut-être de se défiler... ] particulièrement scandaleux au regard de l'éthique comme du droit, sont en contradiction avec l'exigence requise et explicitement mentionnée sur le procès-verbal de DEA: "Le jury est composé de 3 membre au moins".
- Si le jury a siégé, ce que Plantin lui-même a nié dans un élan de vantardise, il n'était pas composé des trois personnes requises et le Procès-Verbal, cas aggravant, comporte au moins une signature de complaisance. Cette irrégularité majeure consacre le caractère frauduleux du diplôme de DEA dont l'annulation est entièrement justifiée.
- Mais le plus incroyable dans cette affaire réside dans le fait que l'Université Lyon III avait fait repasser sa maîtrise à Plantin en 2001. Elle lui avait été refusée et le nouveau jury, à dix ans de distance, l'avait gratifiée d'une mention "INACCEPTABLE". Jean Plantin demandait également au tribunal que cette qualification soit retirée et qu'il retrouve la première mention du professeur Ladous "TRES BIEN". Le tribunal administratif n'a pas accédé à cette exigence et Jean Plantin recouvre son diplôme de 1991 assorti de la mention de 2001!
- Lyon est terre d'innovation. C'est la première fois, dans l'histoire séculaire de l'Université française, qu'un travail d'histoire négationniste est accepté de manière inacceptable.
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- Amnistia (pour les assassins des brigades rouges) 26 janvier 2004
- <http://www.amnistia.net/news/articles/negdoss/plantdip/plantdip.htm>
N'empêche, comme on dit à Aubervilliers, que le petit DD, dans le cul, il l'a, la balayette.
DÉDÉ BELLEPOU STRIKES AGAIN
Aspects actuels du négationnisme en Tunisie
- une enquête de Louiza Toscane
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- Ces derniers jours, la presse s'est fait l'écho du dérapage de l'humoriste Dieudonné, en direct, sur les écrans de France 3. Grimé en personnage de colon juif, il a évoqué un axe "américano-sioniste" avant de tendre le bras et de murmurer un "Israël" dépourvu de toute équivoque.
- Quelques semaines plus tôt, le théologien suisse Tariq Ramadan listait les juifs influents et n'hésitait pas à ajouter Pierre-André Taguieff (voir aussi notre édition du 08.03.2002), qui est avant tout de droite, à sa liste sous prétexte qu'il soutenait la politique de l'actuel gouvernement israëlien!
- Sans oublier la parution, sous la couverture d'un éditeur respectable, Balland, d'un texte violemment antisémite écrit par un collaborateur régulier du site de la Vieille Taupe dirigé par le plagiaire Serge Thion. L'auteur, Israël Shamir, avait pourtant été dénoncé très nettement par Ilan Halevi, conseiller de Yasser Arafat et représentant de l'OLP auprès de l'Internationale Socialiste. Qu'on en juge par cette déclaration du 28 mai 2003:
- "Qu'Israël Shamir, journaliste russo-israélien récemment converti au christianisme, et qui semble avoir, par la même occasion, basculé de l'antisionisme le plus radical à l'antijudaïsme chrétien le plus banal, reprenne ces inepties (celles des Protocoles des Sages de Sion) en accusant les Juifs d'avoir déclenché la Seconde guerre mondiale, voilà qui ne devrait tromper personne".
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- Cette mise en garde n'a pas empêché Régine Deforges de prendre publiquement position, dans L'Humanité, pour le livre d'Israël Shamir (voir notre article Antisémitisme: la Bicyclette bleue déraille). Un article aujourd'hui nettoyé des archives télématiques du journal.
- De son côté, Dominique Vidal, rédacteur en chef du Monde Diplomatique écrivait le 12 avril 2003:
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- "Certains diffusent via Internet des textes ouvertement antisémites, comme ceux de l'intellectuel juif russo-israélien Israël Shamir: ils ne peuvent, ce faisant, que susciter la réprobation générale et discréditer le combat pour le droit à l'autodétermination du peuple palestinien dont ils se réclament".
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- La minutieuse analyse de Luiza Toscane qui se consacre depuis de longues années à la défense de la Tunisie opprimée, nous éclaire sur les liens innombrables qui unissent les différents groupes négationnistes, et sur le terreau fertile qu'ils trouvent en dévoyant la lutte palestinienne et la légitime réprobation que suscite la politique de la droite radicale israélienne aujourd'hui au pouvoir.
- Ce document nous permet également de mieux saisir le climat qui, en France, devient de plus en plus propice aux "dérapages", aux "glissements", aux "basculements".
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- 10 décembre.
- <http://www.amnistia.net/news/articles/negdoss/negtunis/negtunis.htm>
Il y a longtemps que nous avons, pour notre part, publié les mémoires de cette marie-louise des poubelles, dont le travail est directement tiré des archives policières d'amnistia et de leur bande d'assassins brigadistes, coupables mais non responsables. Sur amnistia on recycle indéfiniment...
Ceci dit, le gros dédé, avec ses longs cheveux sales, a raison: ça dérape à tout vat, ça glisse à toute brise et ça bascule à....
PIQURE DE RAPPEL
Ces choses intéressent le monde anglo-salecon.
- French Panel Investigates Accusations of Holocaust Denial
- at University of Lyon 3
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- By Burton Bollag
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- A Commission set up by France's education minister has begun investigating the activities of extreme right-wing faculty members at a major public university in Lyon. Jack Lang, minister of national education, ordered the inquiry after students repeatedly protested incidents of Holocaust denial by a small number of professors and students over two decades.
- The commission, which is to submit its report next January, is made up of six scholars headed by a history professor, Henri Rousso. He is director of research at France's National Center for Scientific Research and a leading specialist on France's World War II Vichy regime.
- In a letter to Mr. Rousso outlining his task, the minister said he wants the commission to "uncover the truth about the racism and [Holocaust] denial which appear to have found expression at the University of Lyon 3."
- Critics accuse Gilles Guyot, president of Lyon 3, of being overly indulgent of the far right at his institution. Mr. Guyot, a professor of management, said that his university does not tolerate racism or the promotion of Holocaust denial, and that he welcomes the scrutiny. "Many falsehoods have been spread and a lot has been made of very little things. This will be an occasion to establish the truth."
- The issue has particular resonance in Lyon, in southeastern France. The city served as headquarters for both the Gestapo -- the Nazi secret police -- and the French Resistance against the German occupation during the Second World War. Three decades ago, Lyon 3 was established by conservative faculty members and students from Lyon 2 who were unhappy with the institution's predominantly left-wing character. Lyon 3 is officially known as Jean Moulin University, after the leader of the French Resistance who was captured by the Germans and tortured to death in the city.
- In the years after the war, the city became a sort of center for France's small community of far-right academics. Ironically, the first public scandal involving them took place at the left-wing institution, Lyon 2. In 1981, Robert Faurisson, a professor of French literature there, was punished by a university commission, and permanently barred from contact with students, after he published an article denying the existence of the Nazi gas chambers. Mr. Faurisson could not be reached for comment.
- Lyon 2's administration took a firm stand against faculty members' expressing such positions, and in the years that followed, Lyon 3 became the focus of far-right academic expression and of the opposition to it.
- In 1985, Jean-Paul Allard, a professor of medieval German literature, headed a commission that approved a student's doctoral thesis that denied the existence of the Nazi gas chambers. The next year a commission of the education ministry canceled the approval. Commissions at two other universities reprimanded the two outside professors who were part of the thesis committee. Lyon 3, however, took no disciplinary action against Mr. Allard. He could not be reached for comment.
- In 1990, Bernard Notin, a professor of economics, published an article raising doubts about the Holocaust. After months of protests, mainly by students and Jewish groups, a Lyon 3 commission reprimanded him and suspended him for one year. Mr. Notin could not be reached for comment, but he said at the time, "This punishment for my ideas, that they've purposely turned into caricatures while forgetting about my years of teaching and research, can only leave a bitter taste in the mouths of free men." A law passed that year made denial of the Holocaust a crime in France.
- The next year, an Institute of Indo-European Studies was established at Lyon 3 under the direction of Mr. Allard, the professor of German. It quickly became the rallying point for a handful of extremely conservative academics who, critics say, were nostalgic for a pure, white race, which they postulate as the precursors of modern Europeans. Many were close to France's far-right National Front party of Jean-Marie Le Pen. Critics say several of the institute's scholars are known for having promoted racist ideas.
- There followed a series of student protests, including a sit-in at the university president's office. Then a report by a commission established by the education ministry found that the institute's output could not be considered of an academic nature, and said the body "has no place" inside a university's walls. In 1999 the institute was closed.
- Critics concede that Holocaust denial does not go on openly today at Lyon 3. But they argue that there are continuing efforts at the university to recruit and promote extreme right-wing faculty members.
- Marc Jampy, a doctoral student in history at Lyon 3, is the leader of a student movement that has led the protests against Holocaust denial. It is called "Hippocampe," French for a part of the brain associated with memory. "We're not fighting against the far right," he says. "We're against professors who use their classes to promote Holocaust denial and racist and anti-Semitic theories."
- With France's presidential elections only two months off, some feel that party politics has played a role in the decision of the education minister, Mr. Lang, to order the inquiry now. He is a well-known Socialist intellectual, and, the theory goes, he may feel the move could embarrass the right wing and give an edge to Lionel Jospin, France's Socialist prime minister, who is a candidate for president. [We saw the result, ah ! ah ! ]
- Eric Froment, president of the Association of European Universities and a former president of Lyon 2, says that even if there is some truth to that, there are good reasons for the inquiry. At Lyon 3, he says, "there is a tolerance of Holocaust denial and racist ideas that would not be accepted elsewhere."
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- The Chronicle of Higher Education, Londres, Friday, February 22, 2002.
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LA CENSURE COÛTE CHER
- L'internet français se mobilise contre une loi jugée liberticide
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- PARIS (Reuters) - La quasi-totalité des fournisseurs d'accès internet (FAI) français ont menacé mardi de fermer leurs services d'hébergement si le Parlement approuvait en l'état un projet de loi visant à les contraindre à contrôler préablement tous les contenus diffusés sur leurs réseaux.
- Le texte destiné à renforcer la confiance dans l'économie numérique a déjà été adopté en seconde lecture par l'Assemblée nationale et qui doit examiner le mois prochain par le Sénat. S'ils ne remettent pas en cause la nécessité du projet de loi pour favoriser le développement de l'internet, les dirigeants des FAI estiment qu'il apporte de mauvaises réponses à de vrais problèmes comme la pédophilipe et le racisme.
- Le texte stipule que les FAI et portails internet hébergeant des pages personnelles ou communautaires "mettent en oeuvre les moyens conformes à l'état de l'art pour empêcher la diffusion de données constitutives des infractions" d'incitation à la haine raciale, de négationnisme et de pédo-pornographie. [Nous sommes toujours en bonne compagnie... ] Outre l'obligation de surveillance et de filtrage pour les hébergeurs, les FAI soulignent qu'une autre disposition du projet de loi désacralise le courrier électronique, qui n'est plus considérée comme de la correspondance privée.
- Réunis exceptionnellement, les dirigeants de Wanadoo, de Free, de Club-Internet, d'AOL, de Tiscali, de Noos, de Tele2 et de 9Telecom notamment, ont dénoncé une atteinte à la liberté d'expression. Ils ont été rejoints par Bernard Decarroux, P-DG d'InterPC, fournisseur d'accès basé au Futuroscope, dans la région de Poitou-Charentes, sur les terres du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Les acteurs de l'internet français ont expliqué que le filtrage avait été étudié par plusieurs pays démocratiques avant d'être abandonné. Seuls des Etats comme la Chine, la Birmanie ou l'Iran l'ont adopté, ont-ils rappelé.
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- "On va casser une dynamique"
- Ils ont insisté sur les difficultés techniques à mettre en oeuvre un tel dispositif et sur le coup porté à un secteur en développement. L'Association française des fournisseurs d'accès (AFA) revendique 10 millions d'abonnés, un chiffre d'affaires cumulé annuel de 2 milliards d'euros et plus de 10.000 emplois. "On va casser une dynamique de l'internet et on va casser de l'emploi. Ce sont les PME qui créent des emplois. Il n'y a pas une seule PME qui se crée qui n'ait son site internet", a dit Jean-Louis Constanza, directeur général de Tele2 pour la France. "Cette loi est une véritable catastrophe", a ajouté Jean-Claude Delmas, P-DG de Wanadoo France. "De proche en proche, c'est tout l'internet qui risque de s'effondrer".
- Dénonçant un "délire total" des députés, Alexandre Archambault, directeur des affaires règlementaires de Free, a regretté que les pouvoirs publics aient décidé de passer par "une loi de méfiance et de défiance" pour encadrer l'internet. Il leur a reproché de vouloir transformer les fournisseurs d'accès en "juges privés" pour dénoncer leurs clients. "Cela rappelle des temps pas très glorieux de notre histoire". "Nous en appelons à la sagesse des sénateurs et du gouvernement lors des débats à venir sur le caractère dangereux et inefficace des textes votés qui, s'ils étaient mis en oeuvre, mettraient en danger l'avenir de l'internet en France", a souligné Marie-Christine Levet, P-DG de Club-Internet et présidente de l'AFA.
- Faute d'être entendus, les FAI ont décidé qu'ils couperaient "l'ensemble des services hébergés, qu'ils soient communautaires ou de communication (pages personnelles, salons, forums, albums photo...) et qui constituent l'essence de l'internet". Les FAI ont expliqué que le coût de mise en oeuvre d'un filtrage pour surveiller les quelque trois millions de pages personnelles recensées sur l'internet français serait exorbitant. Stéphane Treppoz, P-DG d'AOL France, a estimé que le chiffre pourrait atteindre 200 millions d'euros. Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès des services de la ministre déléguée à l'Industrie, Nicole Fontaine.
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CE TROU
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- Struthof : première thèse universitaire
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- Avant l'inauguration, en 2005, du "Centre européen du déporté résistant dans le système concentrationnaire nazi", une première thèse de doctorat en histoire sur le camp du Struthof et ses kommandos a valu aux recherches de Robert Steegmann la mention très honorable avec les félicitations du jury.
- Soixante-deux ans après l'ouverture du "Konzentration Lager Natzweiler-Struthof", l'université a donc rempli son devoir historique vis-à-vis du seul camp de concentration installé dans un territoire français que les nazis considéraient comme leur appartenant de plein droit. Professeur à Strasbourg, membre du conseil scientifique du futur Centre européen, Robert Steegmann a consacré huit ans de sa vie à ce sujet. Le jury, composé des historiens Annette Wieviorka, Pierre Ayçoberry, Christian Baechler et Michel Fabréguet et d'Ernest Gillen, a relevé l'ampleur du travail concrétisé par sept gros volumes. La moitié d'entre eux représente une banque de données qui sera un "élément essentiel du futur centre", de l'avis de Christian Baechler, président du jury. Il s'agit des 49.000 matricules des détenus (avec les noms, prénoms, professions, camp de transit, cause éventuelle du décès, nationalité, etc.) et environ 3000 matricules sans noms.
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- Une apparence de normalité "
- Un fichier reconstitué témoignant du passage au KL de Natzweiler-Struthof ou dans l'un ou l'autre de ses 70 camps annexes nommés kommandos répartis sur les deux rives du Rhin de 52.000 détenus, un chiffre supérieur à celui usuellement avancé de 44.599.
- Ces kommandos extérieurs ont une fonction économique. Les premiers, comme Obernai ouvert en 1942- sont au service exclusif de la SS. Les seconds sont des kommandos d'entretien, de production ou de remise en état d'infrastructure, liés à la SS, à l'industrie de guerre, en contact avec des entreprises privées. Exemple: les kommandos du groupe Wüste, "dernière chimère d'un Reich acculé" voulant extraire du pétrole à partir de schistes bitumeux.
- Pour mener à bien ses recherches à l'origine de ce qui est seulement la 3e thèse universitaire française sur un camp de concentration nazi, Robert Steegmann a eu recours à différentes sources en France et à l'étranger, à commencer par le fonds du KL Natzweiler déposé à Berlin; les fonds judiciaires à Ludwigsburg, mais aussi des archives à Washington, Moscou, Israël. Robert Steegmann fut le premier chercheur français à travailler sur une partie des fonds conservés à Arolsen, près de Kassel, au centre international de recherches du comité international de la Croix-Rouge.
- Parmi ces documents, des règlements produits en masse par la bureaucratie SS ("une volonté de donner une apparence de normalité"), le dossier matriculaire et nominatif des détenus ("socle du travail") et les archives de la justice militaire française du procès de Metz, en 1954, encore jamais explorées. L'historien bénéficia aussi d'un réseau de correspondants dans toute l'Europe et des témoignages déjà édités comme celui de Kristian Ottosen, un des 500 détenus norvégiens "Nacht un Nebel" et ceux édités par l'association d'histoire de la vallée de la Bruche "l'Essor".
- Différentes catégories de déportés ont transité au Struthof ou dans ses annexes dont 20% de détenus juifs, venant principalement des pays baltes ou de Hongrie et moins de 10 % de Tziganes. Les déportés politiques étaient les plus représentés, venant de plusieurs pays, notamment la Pologne et l'URSS. A noter aussi le millier d'Alsaciens-Mosellans dont les jeunes réfractaires à l'incorporation de force de Ballersdorf, [furent] fusillés sur place.
- La thèse corrige [on pourrait dire..."révise"... ] l'idée suivant laquelle les "marches de la mort" (appelées ainsi par les détenus), lors des évacuations de camp, avaient pour objectif d'éliminer les prisonniers: paradoxalement, malgré les conditions inhumaines imposées aux déportés, des instruction[s] nazies très précises insistaient au contraire sur la conservation de la main-d'oeuvre des camps les responsables nazis, croyant, en dépit des aléas militaires, à la victoire de leur idéologie.
- Une spécificité du KL Natzweiler-Struthof, assez limité dans sa superficie, mais ayant un réseau dense d'annexes, fut d'ailleurs la création de nouveaux kommandos en septembre 1944, à Mulhouse et Schwindratzheim, alors même que le camp principal était évacué. Autres particularités du camp, avec son orchestre sur le modèle de celui d'Auschwitz et son chenil avec ses chiens dressés à tuer: le taux de mortalité particulièrement élevé de 40% dont 3000 au camp principal, ce qui place "Natzweiler au même rang que Sachsenhausen et Bergen-Belsen. Naztweiler est l'un des camps les plus meurtriers du système nazi", tout en étant un camp de concentration et non d'extermination. [Rappelons quand même que cette distinction n'existait pas à l'époque nazie et qu'elle a été imaginée par les Américains. ]
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- Recherches actuelles
- Les expérimentations médicales à partir d'avril 1943, en liaison avec la "Reichsuniversität" de Strasbourg, sont une autre singularité. "Une thèse qui aura une place de choix dans la littérature sur le système nazi", a résumé le jury. L'historien s'est penché sur les quatre années (mai 41 avril 45) d'existence de ce camp à la "terrible traduction allemande" du nom du petit village de Natzwiller: il situe sa thèse dans le contexte actuel des recherches récentes menées par les historiens allemands autour des "Gedenkstätte" dans différents "Länder".
- Il faut souhaiter à présent qu'un éditeur publie ce travail permettant de mieux connaître une page tragique de l'Alsace annexée. Et que d'autres historiens s'intéressent au camp de répression ("Erziehungslager") de Schirmeck.
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- M. B.-G.
- Dernières Nouvelles d'Alsace, 1er janvier 2004
Pas de chambre à gaz ? Pas de cave à choucroute ? Que va-t-on devenir ?
LES ONCLES PICSOU
- Israelis Push for Bigger Cut of Shoah Funds
- By Elli Wohlgelernter
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- Jerusalem The Israeli government is demanding a dramatically increased role in running the agency that administers Holocaust-era reparations and restitution payments, in what government leaders frankly acknowledged was an effort to direct a larger share of restitution funds toward Israel.
- In a blunt and sometimes confrontational meeting here last week between Israeli Cabinet ministers and officials of the Conference on Jewish Material Claims Against Germany, the Israeli leaders said they were seeking "fair" representation some cited a figure of 50% on the conference's governing bodies. Participants said the Israelis strongly hinted that they would obtain the representation with or without the cooperation of the existing conference leadership.
- Finance Minister Benjamin Netanyahu, according to a participant who spoke on condition of anonymity, "came in and said, "Guys, this game is over. The days when you were doing whatever you wanted to and basically were going to throw us a couple of crumbs those days are over. We now want to be part of everything that goes on. And either it's going to happen nicely, or it's going to happen not nicely, because we are going to get it whatever way it is.""
- The meeting was convened by Israel's minister of Jerusalem and Diaspora affairs, Natan Sharansky, and included Netanyahu, Health Minister Danny Naveh and Meir Sheetrit, a minister-without-portfolio assigned to the Finance Ministry. The Israelis told the Claims Conference leaders that Israel had been shortchanged in the distribution of unclaimed Holocaust-era funds, and that it was the duty of the Claims Conference to care for needy Israeli survivors who were suffering as a result of Israeli government budget cuts.
- In a series of exchanges that some participants described as "rude," Israeli officials questioned the right of the Claims Conference to represent the Jewish people, insisted that Israel was the legitimate spokesman for survivors worldwide and asserted Israel's right to use Holocaust restitution money for purposes such as defense and education in addition to care for aging survivors.
- Afterward, several participants expressed surprise at the Israelis' blunt tone. "The Claims Conference is an apolitical organization, and it should stay this way," said conference treasurer Roman Kent, a New York businessman. "The moment we will start to take in political entities as members, it will diminish its usefulness both in the negotiations and the proper allocations."
- In a separate but parallel move, Sharansky has written to the U.S. federal judge overseeing the class action case against the Swiss banking industry, urging that Israel be given a greater role in deciding the future distribution of unclaimed funds from the $1.25 billion settlement.
- Until now some $185 million in unclaimed Swiss funds has been used for care of needy Jewish survivors, with 75% going to survivors in the former Soviet Union, where poverty is considered greatest. The judge, Edward Korman of the U.S. District Court in Brooklyn, has declared a December 31 deadline for public comment on the distribution of future funds, which could eventually total more than $500 million.
- The chairman of the Jewish Agency for Israel, Sallai Meridor, and the Claims Conference's president, Rabbi Israel Singer, were scheduled to meet with Korman December 3. Meridor was expected to ask that Israel be given a significant role in deciding how to distribute any unclaimed funds from the existing $800 million pot established to settle Swiss bank account claims, according to a well-placed source. Singer told the Forward he would ask Korman to "take into consideration not only Israel but also the United States."
- In his October 22 letter, a copy of which was obtained by the Forward, Sharansky asked for more time to make Israel's case, saying it would be "highly inappropriate" for the court to "decide public moral issues of global Jewish importance and consequence without Israel's central and active participation."
- Sharansky denied in an interview that his government was trying to solve its own budget problems with survivors' funds. "It is unfair to say that," he told the Forward. "The government had to cut everything, and conditions for everybody became much worse, but we are not cutting for Shoah survivors. But we don't want a situation where the Shoah survivors who need hospital treatment will stand in line for up to one year, which is the situation today. So we don't say put it in our budget. We say that in this difficult situation, we don't want it to become worse also for Shoah survivors."
- Instead, Sharansky said, the Claims Conference should redirect a larger share of its humanitarian assifunding to programs in Israel.
- The Claims Conference was founded in 1952 to negotiate Holocaust reparations agreements with Germany on behalf of the world's Jewish communities. It is an alliance of 24 Jewish organizations from a dozen countries, including Israel.
- The conference currently oversees the distribution of funds from German and Austrian restitution agreements and has been designated by the Brooklyn court as one of the two main agencies distributing Swiss settlement funds to Jewish survivors.
- Its largest pool of funds, from the sale of restored Jewish properties in the former East Germany, currently produces about $90 million per year for humanitarian programs, half of them in Israel.
- Several conference leaders questioned the wisdom of the Israeli government attempting to undermine an organization that has been recognized in German and international law as the voice of the worldwide Jewish community.
- "The German legislation mentions the Claims Conference as the official representative of the Jewish people," said the chairman of the conference's executive committee, Moshe Sanbar, a former governor of the Bank of Israel. "The Claims Conference is the legal heir of all the heirless assets in Germany. If the Israeli government starts to hurt the Claims Conference, the government will hurt the cause of the Jewish people. Only for money? I don't understand it, and I don't think it's good for anyone, especially not against an organization which is very, very cooperative with the government."
- The sharpest exchange at last week's meeting, several participants said, was between Sheetrit and the chairman of the Claims Conference, New York attorney Julius Berman.
- In the exchange, confirmed by both men in separate interviews, Sheetrit said at least half the members of the Claims Conference board should be Israeli government representatives. Berman challenged him, saying: "Who chose you to make the decision in the name of the survivors? We are the only people who can make it in the name of the survivors."
- Sheetrit said he replied: "But we have been elected by the Jewish people of Israel, democratically, to govern and to make the decisions on behalf of the people of Israel. Can you tell me, who elected you? And when?"
- Berman countered, "You are not representing the survivors." Sheetrit replied: "Excuse me, most of the survivors are living in Israel."
- According to Berman, Sheetrit "then said flatly that the government of Israel wants to use the money for various purposes including security, education, and defense, and I said, in no uncertain terms, 'Then we have nothing to discuss' because this money has to be used only for survivors. I told him: 'Your real fight is not between the government and the Claims Conference leadership, your fight is with the survivors. You want to use the money for purposes other than for survivors.'"
- The actual number of living survivors is a matter of intense dispute. One recent study, by Hebrew University demographer Sergio Della Pergola, found 1,092,000 survivors worldwide, of whom 46.8%, or 511,000, live in Israel. Another recent study, by Jacob Ukeles, a New York-based demographic researcher and policy consultant, found 688,000 survivors worldwide, with 38.5%, or 265,000, living in Israel. Both studies found about 16% of all survivors living in the United States.
- Conference leaders said that despite the harshness of the exchange, they would try to reach an understanding with the Israelis.
- "This week was a kind of sobering week for all of us," said Singer, the conference's president. "Some may not agree with everything that was said by all of the ministers, but they know that we can't ignore it. I don't think that the substance of the issue is something that can be swept under the rug. We didn't wait for a Jewish state for 2,000 years to ignore a majority of the ministers in Israel who deal with this subject. The question is, how do we integrate their thinking into our process?"
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- With reporting by Nacha Cattan in New York. Forward, 5 décembre 2003
- <http://www.forward.com/issues/2003/03.12.05/news3.claims.html>
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POOR OLD DEBBIE
Pour toute l'affaire, nous renvoyons nos lecteurs à notre copieux dossier Irving. qui contient les principaux textes et articles de l'époque, souvent traduits en français par nos soins.
- Denial of the Holocaust and Immoral Equivalence
- An Interview with Deborah Lipstadt
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- In her 1993 book, Denying the Holocaust: The Growing Assault on Truth and Memory, historian Deborah Lipstadt examines Holocaust denial: the myth that the murder of six million Jews by the Nazis never occurred. Once the deniers have absolved the Nazis of this central accusation, their next step is usually to claim that their warfare was similar to that of the Allies.
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- Holocaust Denier Irving Sues Lipstadt
- Lipstadt, and her publisher Penguin Books, were the defendants in a Holocaust denial libel trial in London in 2000. The historical writer David Irving sued them for participating in a 'conspiracy' to ruin his career and destroy his academic legitimacy. Lipstadt, who teaches modern Jewish and Holocaust History at Emory University, Atlanta, claimed in her book that Irving knew the evidence about the Holocaust period but distorted it, until it coincided with his ideological leanings and political agenda.
- Prior to this Irving had been found guilty by a German court in 1992, having declared at a 1990 public meeting in Munich that there had been no gas chambers at Auschwitz. After this verdict Irving was banned from Germany, and he has since been refused entry to several other countries including Canada. Another of his central theses was that Hitler neither ordered nor approved the murder of the Jews. Irving further claimed that, for a long time, Hitler knew nothing about the killings and that those Germans who murdered Jews did so without authorization.
- Irving further asserted that at most 600,000 Jews had been killed in the Holocaust and that Auschwitz was not a death camp, but a slave-labor camp with a high mortality rate. This, and the huge death toll at Treblinka, were due to natural causes, such as typhus epidemics. Lipstadt also mentions that Irving refers to the Jews as "the traditional enemies of the truth."
- The trial attracted worldwide media attention and the defendants emerged victorious. Judge Charles Gray, in a 300-plus page judgment in April 2000, described David Irving as an anti-Semite who had "for his own ideological reasons persistently and deliberately misrepresented and manipulated historical evidence." He ruled that Lipstadt and the publishers had justified their claims.
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- The Origins of Holocaust Denial
- "Holocaust denial has a number of origins," explains Lipstadt. "As far as deniers go, I could never figure out whether David Irving was first and foremost a lover of Nazism and fascism and thereafter an anti-Semite, or vice versa. I tend now to think that the first was the case. Irving loved Hitler and what he imagined the Third Reich to have been. In his fantasy it was neat and clean; everything was in its place. No outsider groups - such as Jews, blacks and others - could mess around there. Nobody could request special dispensation or wander the streets in different costumes. There was thus no need for any political correctness.
- "David Irving's case is particularly useful for analysis because it shows how the denial process works. He apparently loved the Nazis enough to actually want to reestablish National Socialism as a viable political system. At one point he may have thought that this would become possible in former East Germany after the fall of communism and its integration with West Germany. [On voit que cette bonne femme est vraiment allumée. ]
- "Irving realized that a pre-condition for Nazism's resurrection was to strip and wash it of its worst elements. The first important tool to accomplish this was the creation of immoral equivalencies, essentially a balance of bad behavior. For instance, in the same breath, one mentions that, while the Nazis bombarded London in 1940, the Allies bombed Germany in 1945. Less truthfully, one agrees that the Nazis had concentration camps, which were terrible places, but then denies anybody was murdered in them. One can then 'balance' that by mentioning that the Americans had camps for American citizens of Japanese descent.
- "A further step in the denial process is to search for various excuses for acts that cannot be denied, because there are extensive reports about them, such as the murder of civilians on the Eastern Front by the Einsatzgruppen. The denier then claims that they were carried out mainly by others, such as Estonians, Latvians, Ukrainians, as well as some rogue Germans. Yet another example concerns the many emaciated people in the camps the Allies found in May 1945. One justifies that by saying that it resulted from the Allies bombing the roads to the camps. The Germans were thus no longer able to take proper care of the people in the camps. "The final step in denial methodology concerns atrocities which simply cannot be excused by any of the above stratagems; hence they must be denied."
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- Irving's Predecessors
- "Before Irving there were several other deniers who began their attacks almost immediately after the war. Maurice Bardèche, a French fascist, asserted that people had died in concentration camps, not because they were murdered, but due to war-related events. He wrote that the expression, 'the Final Solution of the Jewish problem' meant, for the Germans, that the Jews would be transferred to ghettos in Eastern Europe. Bardèche claimed the gas chambers were used to 'disinfect' the concentration camps' inmates, not kill them!
- "Another Frenchman, Paul Rassinier, a pre-war communist and later a socialist, had been a member of the French Resistance. He was arrested and interned in concentration camps, among them Buchenwald. In 1948 he published a book Crossing the Line, in which he argued that people might have been killed in concentration camps, but that the perpetrators had acted on their own, not on orders from headquarters. [Pure invention. ]
- "Rassinier initially admitted that people had been killed by being gassed, which he claimed was a local initiative and not the responsibility of the central Nazi system. Later he denied the existence of the gas chambers altogether. This argument was repeated by Louis Darquier de Pellepoix, who had been Commissioner for Jewish Affairs of the notorious French Vichy government for several years. In an infamous interview in 1978, which drew widespread criticism, he told the French weekly L'Express that the Holocaust was a hoax and that only lice were gassed in Auschwitz. Rassinier also claimed that the concentration camps were not a German invention, and that many other countries had used them, including France. This is an early example of the balancing acts Irving and later deniers applied. [She denies the existence of concentration camps in France... ]
- "The first generation of post-war deniers, to which both Bardèche and Rassinier belonged, justified Nazi anti-Semitism by asserting that the Jews were responsible for their own suffering, since they had caused Germany's financial and political problems. Later deniers abandoned this line of argument, because they felt it undermined whatever credibility they had."
- More recent Holocaust denial activities in France have often focused on Robert Faurisson, a former literature professor at Lyons University. Lipstadt wrote that he "regularly creates facts where none exist and dismisses as false any information inconsistent with his preconceived conclusions. He asserts, for example, that the German army was given 'draconian orders' not to participate in 'excesses' against civilians including the Jews; consequently the mass murders of the Jews could not have happened. In making his argument, Faurisson simply ignores the activities of the Einsatzgruppen, the units responsible for killing vast numbers of Jews." Faurisson often also became the inspiration for Holocaust deniers in other countries.
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- A Staunch Believer in Free Speech
- Despite her ongoing battle against Holocaust deniers, Lipstadt maintains: "As an American, I'm a staunch believer in free speech. I recognize, however, that the situation in Germany is different and that there might be room there for a law against Holocaust denial; but there is also a practical aspect to my general opposition to laws against Holocaust denial. When speech is restricted, it becomes 'forbidden fruit' and more interesting to people.
- "It is one thing to state that a country allows free speech, as does the United States in its constitution. That gives deniers the right to say what they wish. But it does not obligate newspapers to print letters or columns by deniers. Some student newspapers misunderstood the First Amendment and assumed it obligated them to print this material. It does not."
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- Denial: A Threat to Responsible History
- Lipstadt stresses that Holocaust denial is a threat to documenting responsible history. "If one history can be denied, any history can be denied. History then becomes totally subjective. It becomes negotiable, i.e. whatever one states it is.
- "My barrister in the London trial, Richard Rampton, is Scottish. He said: 'We must fight the battle against deniers because otherwise none of us will be safe in our beds.' When he said that,